An: Monsieur le Conseiller fédéral Beat Jans, chef du Département fédéral de justice et police (DFJP)

Deepfakes et violence numérique : Monsieur le Conseiller fédéral Jans, protégez-nous !

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Monsieur le Conseiller fédéral Jans

« Viol numérique » à l'aide d'images truquées par IA et d'enregistrements vocaux imités : les abus numériques par le biais des deepfakes, dont l’actrice Collien Fernandes témoigne actuellement, sont bouleversants.1 Ce n’est pas un cas isolé et cela montre qu'il est grand temps d'agir !

Le Conseil fédéral a certes élaboré un nouveau projet de loi sur les plateformes de communication et les moteurs de recherche, qui prévoit des obligations initiales telles que des procédures de signalement et des exigences en matière de transparence. Cependant, ce projet de loi est loin d'assurer une protection efficace des victimes. Il ne prévoit aucune mesure explicite visant à protéger les enfants contre les violences sexuelles ou les abus liés aux deepfakes, comme le rapporte Collien Fernandes.

Cette négligence ne doit plus durer ! Nous vous demandons instamment de mettre en place des lois efficaces qui protègent systématiquement les enfants et les adultes contre la violence numérique. Usez de votre influence pour que le Conseil fédéral oblige légalement les fournisseurs de réseaux sociaux, d’IA et de moteurs de recherche à mettre fin à la diffusion de contenus illégaux et criminels. Ce qui est illégal hors ligne doit également être interdit en ligne ! Il faut des mesures de protection explicites et de grande envergure, ainsi qu’un cadre juridique clair contre les abus liés aux deepfakes. Nous comptons sur vous, Monsieur le Conseiller fédéral Jans !

Warum ist das wichtig?

Imaginez que vous vous réveilliez et que Internet regorge d'images pornographiques de vous, d'un réalisme trompeur, alors que vous n'avez jamais pris ces photos. C'est précisément de ce cauchemar de « viol numérique » par le biais de deepfakes générés par l'IA que l'actrice Collien Fernandes fait actuellement état. La douleur et la destruction de sa propre réputation sont difficilement supportables pour les personnes concernées. Mais son cas n'est pas isolé. Les enfants sont eux aussi exposés aux abus numériques. Des filles et des garçons sont victimes d’abus à des fins pédocriminelles via des deepfakes ou sont exposés à un cyberharcèlement cruel, souvent à l’aide d’images falsifiées.

Les géants de la tech ferment souvent les yeux sur les agissements illégaux, voire en tirent profit. Alors que Meta – la société derrière Facebook et Instagram – a généré à elle seule environ 16 milliards de dollars grâce aux publicités frauduleuses en 20242 et que notre démocratie est attaquée par des campagnes de désinformation ciblées, les victimes sont livrées à elles-mêmes. Il ne faut en moyenne que 3 minutes pour qu’un enfant soit confronté à des avances clairement suggestives sur des forums de discussion ou de jeux3. Ces auteurs agissent avec une trop grande impunité, car le monde en ligne reste encore trop souvent un espace de non-droit où le profit prime sur la vie humaine.

Il incombe au Conseil fédéral d'agir rapidement. Les deepfakes sont de plus en plus réalistes, l'intelligence artificielle évolue rapidement et les auteurs de ces délits font preuve d'une ingéniosité croissante. Pourtant, les plateformes et fournisseurs de services numériques ne sont toujours pas tenus de lutter activement contre la cybercriminalité, ce qui est inacceptable. Il faut empêcher la diffusion de contenus qui comportent des scènes de violence à caractère sexuel, incitent à la violence ou la glorifient, et la population doit être efficacement protégée contre les abus en ligne.

Aidez-nous en un clic ! Votre signature fait la différence. Nous avons droit à un avenir numérique sûr. Ensemble, donnons l'exemple avant que d'autres vies ne soient détruites par les deepfakes et le cyberharcèlement. Signez dès maintenant cette pétition !