An: la Ville de Lausanne, le Conseil d'État valaisan et l'opinion publique

Stop au chantage judiciaire de Syngenta qui doit payer pour dépolluer le lac Léman!

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A l’attention de la Ville de Lausanne, le Conseil d'État valaisan et l'opinion publique :

Syngenta reconnaît sa responsabilité dans les rejets directs de 1,2,4-triazole dans le lac Léman qui ont été stoppés depuis. Cependant, la stabilité de la molécule fait que la pollution persistera dans le lac durant de longues années.
La Ville de Lausanne se mobilise donc en justice pour obtenir des comptes et ne pas faire porter la facture des modifications nécessaires des systèmes de filtration d'eau potable aux contribuables. Nous la soutenons.
 
Mais Syngenta et CIMO multiplient les recours pour bloquer l'accès aux dossiers administratifs. Elles utilisent la justice comme arme pour étouffer la transparence et priver les citoyen·ne·s de leurs droits.

C'est inacceptable.

La Suisse est un État de droit. Pas une dictature commerciale.

Les citoyen·ne·s ont le droit de savoir. L'intérêt public prime sur le profit. Le pollueur doit payer. La justice doit être une protection, pas une arme.

Nous, signataires et citoyen·ne·s, exigeons:

1. Un soutien complet à Lausanne dans son combat
contre le harcèlement judiciaire de Syngenta.

2. L'accès aux informations :
Lausanne a le droit légitime d'accéder aux dossiers administratifs pour se défendre. Cette demande doit être honorée.

3. L'application du pollueur-payeur :
Syngenta doit payer pour l'assainissement de l'eau, pas les contribuables. C'est le principe fondamental du droit suisse.

4.
Condamner Syngenta pour recours abusif et tentative de cacher une information d’intérêt général.

5. À l'attention du Conseil d'État valaisan : un dédommagement aux communes qui doivent dépolluer leurs eaux, le canton ayant failli à son devoir de contrôle en n'appliquant pas la modification de la législation fédérale concernant le triazole, même si c'était non intentionnel.

6. À l'attention des Chambres fédérales : la reprise des recherches sur l'impact des PFAS et des pesticides sur la santé, après la décision du Conseil fédéral de ne plus financer l'étude suisse qui visait précisément à documenter ces effets.

Warum ist das wichtig?

Imaginez : depuis des années, Syngenta verse des produits chimiques dans le lac d'où provient l’eau que vous buvez. Les autorités découvrent la pollution. Syngenta reconnaît être responsable. Tout devrait s'arranger, non?

Eh bien non.

Le Léman est contaminé au 1, 2, 4-triazole, une substance chimique inoffensive pour la santé humaine mais transparente et actuellement impossible à filtrer avec les systèmes actuels. Les effets dits "cocktail" avec d'autres substances n'ont pas été étudiés, et ses effets sur la biodiversité à long terme non plus. 

Syngenta utilise la justice pour tenter d'éviter le principe de pollueur-payeur inscrit dans la constitution fédérale. Elle bloque, fait recours et refuse la transparence et l'accès au dossier aux villes et aux distributeurs d'eau qui se sont constitués partie civile dans cette affaire de pollution. Et maintenant, elle double la mise. Les tribunaux valaisans doivent dire non au harcèlement procédural et oui aux droits des citoyen·ne·s à être représenté·e·s juridiquement. 

Ce qui s'est passé :
  • 2015-2025 : Syngenta verse du 1,2,4-triazole (un produit chimique) dans le Rhône via son site de Monthey, en Valais.
  • Août 2025 : On découvre la contamination du Léman.
  • Mars 2026 : Syngenta dépose un recours pour bloquer l'accès aux informations.
  • Juillet 2026 : Le Conseil d'État valaisan confirme le droit à la ville de Lausanne de participer à la procédure juridique et d’avoir accès aux informations.
  • Juillet 2026 : Syngenta refuse cette décision et fait appel devant le Tribunal cantonal du Valais.

C'est du harcèlement judiciaire.

Syngenta prétend que partager les informations sur ses rejets compromettrait ses "secrets commerciaux". C'est faux.

  • Un secret commercial protège une formule, un procédé, une innovation
  • Les rejets industriels ne sont pas une innovation : c'est de la pollution, et cela devrait constituer une information publique

Syngenta est en train d'essayer de faire primer le profit sur le dos de 1 million de citoyen·ne·s qui paieront plus cher leur eau potable avec les nouveaux systèmes de filtration nécessaires. Nous ne laisserons pas faire. 

Qui sont les victimes ?

  • Le million de citoyen·ne·s en Suisse romande et en France qui boivent l'eau du Léman, qui vont devoir payer des frais supplémentaires pour la distribution d'eau potable si Syngenta continue de bloquer l'accès au dossier à la ville de Lausanne et refuse le principe du pollueur-payeur. 

RDV le 3 octobre à 14h devant la gare de Monthey, pour porter nos revendications devant le site chimique industriel de Syngenta! Plus d'informations: http://stop-syngenta3oct.com

Sources: 
20 minutes, "Pollution dans le Léman - le bras de fer entre Lausanne et les industriels se poursuit", juillet 2026
RTS, "Pollution du Léman au triazole, l'assainissement coûtera des millions", mars 2026
Horizons, "La Suisse navigue à l'aveugle en matière de PFAS et de pesticides", Samuel Schläfli, 4 juin 2026, SANTÉ PUBLIQUE
"Berne a rejeté le projet de surveillance systématique à long terme de l’exposition de la population suisse aux polluants environnementaux. Les scientifiques parlent d’une occasion manquée – aux conséquences potentiellement toxiques."

Soutiennent la mobilisation du 3 octobre: 
PublicEye, Uniterre, BreakFree Suisse, le CETIM, March Against Syngenta, les Soulèvements de la terre Genève, les Vagues de la Révolte, Ensemble à Gauche, Association Chablair, ainsi que Les Vert.es du Chablais VS/VD