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An: Tribunal des mesures de contrainte du Valais

Tragédie de Crans : Reprenez le contrôle, ne laissez pas l'accusé prendre le maquis !

Suite à la tragédie de Crans-Montana survenue le 1er janvier 2026, les époux Moretti sont actuellement prévenus de plusieurs infractions graves. Bien que la présomption d'innocence s'applique jusqu'à l'entrée en force d'un jugement, la gravité des faits et la personnalité des prévenus justifient le maintien en détention pour prévenir des risques que les mesures de substitution ne sauraient pallier.

1. Le risque de collusion (Art. 221 al. 1 let. b CPP)

Ce risque est ici prépondérant. L'enquête est dans une phase critique où la collecte des preuves numériques (réseaux sociaux, vidéos de surveillance) et les auditions de témoins oculaires sont en cours. La remise en liberté de Monsieur Jacques Moretti compromettrait sérieusement la recherche de la vérité. En contact avec son réseau, il pourrait exercer des pressions sur des témoins fragiles ou coordonner une version des faits avec des tiers n'ayant pas encore été entendus par le Ministère public.

2. Le risque de fuite et le danger de requalification (Art. 221 al. 1 let. a CPP)

Le risque de fuite doit s'apprécier à l'aune de la peine prévisible. Actuellement prévenu d'homicide par négligence, l'enquête pourrait évoluer vers une qualification beaucoup plus lourde : le meurtre par dol éventuel (Art. 111 CP). Si l'instruction démontre que les gérants ont sciemment ignoré des normes de sécurité vitales, acceptant ainsi l'éventualité d'un décès, ils feraient face à un crime passible d'une peine privative de liberté de 5 ans au minimum.

Cette perspective de lourde condamnation renforce l'incitation à la fuite. Monsieur Moretti, ayant grandi en Corse, dispose de soutiens logistiques hors du territoire helvétique. Son passé pénal témoigne de sa capacité à évoluer dans des structures organisées, facilitant une soustraction à la justice par-delà les frontières, malgré les accords de coopération judiciaire.

3. Le risque de réitération (Art. 221 al. 1 let. c CPP)

Les antécédents de Monsieur Moretti, notamment sa condamnation passée pour proxénétisme, sont des éléments déterminants. En droit suisse, la récurrence des confrontations avec la justice et la commission d'infractions antérieures graves permettent d'établir un pronostic défavorable. Cela laisse craindre que le prévenu, une fois en liberté, ne persiste dans un mépris total des normes légales et de la sécurité d'autrui pour préserver ses intérêts financiers.

4. Insuffisance des mesures de substitution (Art. 237 CPP)

Les mesures envisagées (bracelet électronique, dépôt de sûretés, retrait des documents d'identité) sont manifestement inaptes à contenir ces risques. Un bracelet électronique n'empêche ni la collusion téléphonique avec des complices, ni une fuite organisée à travers les zones frontalières perméables avant que l'alerte ne soit donnée. Au vu de la fortune supposée et des réseaux d'influence du prévenu, seule la détention préventive garantit l'intégrité de l'instruction.

En conclusion, si la liberté demeure la règle et la détention l'exception, l'affaire de l'incendie du 1er janvier 2026 s'inscrit dans une configuration où seule l'incarcération préventive permet de garantir le bon déroulement de la justice.

La mise en balance des intérêts en présence — la liberté personnelle de Monsieur Jacques Moretti face à l'exigence de vérité pour les victimes du « Constellation » — penche sans ambiguïté en faveur du maintien de la contrainte. Trois piliers juridiques soutiennent cette nécessité :

1.     L'intégrité de l'instruction : Le risque de collusion est ici concret et non théorique. La complexité de l'enquête technique et la fragilité des témoignages exigent que les prévenus soient tenus à l'écart de toute possibilité d'influence ou de destruction de preuves.

2.     La proportionnalité de la mesure : Bien que les charges initiales relèvent du délit, la probabilité d'une requalification en crime (meurtre par dol éventuel) rend le risque de fuite imminent et les mesures de substitution, telles que le bracelet électronique, dérisoires.

3.     L'ordre public et la prévention : Le passé pénal du prévenu brise le lien de confiance nécessaire à l'octroi de mesures de substitution. Un individu ayant déjà défié l'autorité de la loi par le passé ne peut se voir accorder le bénéfice du doute lorsque des vies humaines ont été perdues.

En somme, remettre Jacques Moretti en liberté sous conditions reviendrait à ignorer la gravité exceptionnelle des faits et la fragilité d'un dossier où chaque élément de preuve doit encore être sanctuarisé. Pour les victimes et pour l'intégrité du système judiciaire valaisan, le maintien en détention provisoire n'est pas une sanction anticipée, mais une mesure de protection indispensable de la procédure.

Alors que la RTS titre "Des dysfonctionnements et un manque de contrôle", nous demandons au Tribunal des mesures de contrainte :
Reprenez le contrôle, ne laissez pas Jacques Moretti prendre le maquis !

Warum ist das wichtig?

Les conséquences d'une fuite de Monsieur Jacques Moretti seraient dramatiques : cauchemar pour les familles et les proches avec un procès se déroulant en l'absence du principal accusé, désespoir de certains brûlés les poussant au suicide, un deuil qui s'éternise en l'absence de réponses, ridiculisation de la Suisse sur la scène internationale...

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2026-01-15 22:02:29 +0100

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2026-01-14 19:03:42 +0100

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