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An: Le conseil communal de Port-Valais

Pour un développement du village du Bouveret harmonieux et durable

Au moins huit projets et des chantiers simultanés : mobilité, infrastructures, qualité de vie et environnement sous pression, sans vision d’ensemble.
Préservons notre qualité de vie

Nous, habitantes et habitants de Port-Valais et de la région et amoureux du Bouveret, demandons un développement du Bouveret à l’échelle de notre village : moins de densification là où elle est inadaptée et des équipements publics avant de nouveaux logements.

Huit projets touchent le village du Bouveret et ses environs immédiats, sur 137 ha au total, soit l’équivalent d’environ 190 terrains de foot. Ils comptent 125 ha de revitalisation du Delta du Rhône et au moins 11,9 ha d’urbanisation répartis entre sept plans de quartier et projets de logements. Ensemble, ces plans de quartier pourraient accueillir jusqu’à environ 2'000 habitants supplémentaires (le village de Bouveret en compte aujourd'hui env. 3'400).

Les chantiers se chevauchent de 2028 à 2033, à moins d’un kilomètre les uns des autres, au cœur d’une réserve d’oiseaux d’eau et de migrateurs d’importance internationale (Réserve OROEM). En 2029, six chantiers pourraient être ouverts en même temps. Nous ne contestons pas la revitalisation du delta, mais demandons que les travaux des plans de quartier soient coordonnés avec elle.

Le PQ 13 La Lanche est de loin le plus grand projet d’urbanisation : 5,6 ha (env. 8 terrains de foot), dont la mise à l’enquête publique est imminente, avec des travaux annoncés de 2029 à 2045, soit plus de quinze ans de chantier au cœur du village.

Il manque aujourd’hui un plan de mobilité, des équipements publics suffisants et une évaluation des effets cumulés. C’est pourquoi les signataires demandent au conseil communal :

  1. de ne pas autoriser de nouveaux plans de quartier dans la plaine avant l’adaptation du règlement des constructions et du plan directeur intercommunal, en examinant avec la population la révision du plan de zones ;
  2. de définir un plan de mobilité global pour la plaine du Bouveret (accès, route de la Lanche, sécurité des piétons et des écoliers, transports publics) et de réaliser les mesures qui en découlent avant les nouveaux projets immobiliers, notamment en obtenant du Canton et des entreprises de transport une desserte en transports publics suffisante ;
  3. de garantir que les équipements suivent la croissance avant l’arrivée des nouveaux habitants : routes, eau et assainissement, écoles, crèches et accueil parascolaire, EMS, parcs, espaces verts, cheminements piétons, places de jeux et lieux de rencontre ;
  4. de faire réaliser une étude indépendante et publique des effets cumulés des huit projets de la plaine, en particulier sur la mobilité, l’environnement, la nappe phréatique et les nuisances de chantier, avant toute nouvelle autorisation ;
  5. de réexaminer le PQ 13 La Lanche et le PQ 22 Fort à Culet Centre afin d’adapter leur densité, leur hauteur et leur implantation au tissu bâti voisin, et de préserver le boisement et les arbres existants ;
  6. d’échelonner les chantiers et d’imposer un plan de gestion des chantiers (accès des poids lourds, horaires, bruit, poussière) pour éviter que plusieurs grands chantiers ne se déroulent en même temps ;
  7. de rendre public le rôle de la commune dans le PQ 13 La Lanche (engagements financiers, coûts d’équipement, conventions éventuelles), pour une gouvernance transparente.

Warum ist das wichtig?

Nous ne sommes pas opposés à l’évolution de notre village. Nous refusons une densification qui ne tient compte ni de son caractère, ni de ses équipements, ni de l’accumulation des projets.

Le Bouveret, c’est un village entre le lac et le Rhône, où l’on se connaît, où l’on va à pied au bord de l’eau et où les enfants grandissent au calme. C’est cet esprit de village qui nous y fait vivre, et qui fait revenir tant de vacanciers. Mais le trafic pèse déjà lourd : voitures frontalières, files au passage à niveau, trains trop rares pour se passer de la voiture et chemins de l’école non sécurisés. Nous voulons que le Bouveret grandisse, sans perdre son esprit de village.

Une mobilité déjà en déficit
  • Le village et la région subissent déjà un important trafic frontalier en direction et en provenance de la France voisine.
  • Selon la commune elle-même, l’unique accès à la plaine (pont du Stockalper et passage à niveau) est « un goulet d’étranglement et un point de blocage chaque heure ». Chaque nouveau quartier augmentera encore cette charge.
  • La desserte en transports publics ne permet pas aux habitants de se passer de la voiture.
  • Les trottoirs, pistes cyclables et traversées sécurisées manquent, notamment sur le chemin de l’école.
  • Pendant plus de quinze ans, les camions de chantier viendront s’ajouter à cette circulation.
  • Aucun plan de mobilité d’ensemble n’existe pour la plaine, et la deuxième route annoncée par la commune n’est ni définie ni planifiée.

Une densification inadaptée au village
  • Le PQ 13 La Lanche (5,6 ha) prévoit une densité sans commune mesure avec le tissu bâti voisin, au cœur d’un secteur écologiquement sensible.
  • Le PQ 22 Fort à Culet Centre s’inscrit dans la même dynamique de densification et renforce encore l’impact cumulé des développements projetés, auxquels s’ajoutent les PQ Les Vignettes et Stockalper.
  • Au total, les plans de quartier prévus amèneraient jusqu’à environ 2'000 habitants de plus (aujourd'hui le village du Bouveret en compte environs 3'400), sans que les routes, les écoles et les équipements soient adaptés en conséquence.
  • Projet après projet, le Bouveret change de visage sans vision d’ensemble discutée avec la population.

Des équipements publics qui ne suivent pas
  • Peu ou pas de parcs ni d’espaces verts publics accessibles à pied.
  • Des cheminements piétons et des zones de rencontre insuffisants pour relier les quartiers au village, aux écoles et au lac.
  • Des places de jeux, des espaces pour les jeunes et des lieux de rencontre qui ne sont pas dimensionnés pour les nouveaux habitants.

Des effets cumulés jamais évalués ensemble
Chaque projet est examiné séparément. Personne n’a mesuré l’effet de huit projets menés en même temps sur :

  • la mobilité, déjà déficitaire, que le trafic de chantier va encore dégrader ;
  • la qualité de vie des riverains, exposés aux nuisances de chantier pendant plus de quinze ans ;
  • l’hydrologie de la plaine et la réserve d’oiseaux d’eau et de migrateurs ;
  • les arbres et boisements touchés par les défrichements, ainsi que les surfaces agricoles ;
  • la chaleur dans le village : au sortir d’un été caniculaire, abattre des arbres et imperméabiliser les sols aggravera les îlots de chaleur ;
  • les infrastructures communales : routes, écoles, structures d’accueil et réseau d’eau.

Qui peut signer ?
Toute personne peut signer, quels que soient son âge, sa nationalité ou son lieu de domicile : habitantes et habitants de Port-Valais et de la région, amoureux du Bouveret qui viennent s’y ressourcer, vacanciers et hôtes des campings. Si vous tenez à ce lieu, votre voix compte. Le droit de pétition est garanti par la Constitution fédérale (art. 33). 

Cette pétition sera remise au Conseil communal pour montrer l’ampleur du soutien dans la population.

Une seule signature par personne, en ligne ou sur papier. Signatures jusqu’au 30 novembre 2026. Feuille de signatures et informations : www.quartiers-du-rhone.ch



Wie die Unterschriften übergeben werden

Cette pétition sera remise au Conseil communal pour montrer l’ampleur du soutien dans la population.

1897 Port-Valais, Suisse

Maps © Stamen; Data © OSM and contributors, ODbL

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Neuigkeiten

2026-10-24 19:24:33 +0200

100 Unterschriften erreicht

2026-10-24 16:06:56 +0200

50 Unterschriften erreicht

2026-10-24 13:27:17 +0200

25 Unterschriften erreicht

2026-10-24 12:15:23 +0200

10 Unterschriften erreicht