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An: Le Conseil Fédéral
Pour que la Suisse interdise l’entrée sur son territoire à Itamar Ben-Gvir

À l’attention du Conseil fédéral
Nous, soussigné·es, demandons au Conseil fédéral suisse de prendre des mesures diplomatiques fortes à l’encontre d’Itamar Ben-Gvir, ministre israélien de la Sécurité nationale, à la suite du traitement humiliant infligé à des personnes détenues après l’interception de la flottille humanitaire en direction de Gaza.
La Pologne a réagi avec fermeté en dénonçant l’attitude de ce ministre, en défendant ses ressortissant·es et en demandant son interdiction d’entrée sur son territoire. Cette position est juste. Aucun État ne devrait accepter que des personnes détenues, parmi lesquelles des citoyen·nes européen·nes, soient utilisées dans une mise en scène politique d’humiliation par un ministre en fonction.
La Suisse, dépositaire des Conventions de Genève et attachée au respect du droit international humanitaire, ne peut pas rester silencieuse face à de tels actes. Elle doit affirmer clairement que les traitements dégradants, l’humiliation de personnes détenues et la criminalisation de l’aide humanitaire ne sont pas acceptables.
Nous demandons donc au Conseil fédéral :
- d’interdire l’entrée sur le territoire suisse à Itamar Ben-Gvir ;
- de convoquer les représentant·es diplomatiques israélien·nes afin d’exiger des explications sur le traitement réservé aux personnes arrêtées ;
- de demander la libération immédiate des personnes détenues à la suite de l’interception de la flottille humanitaire ;
- de condamner publiquement toute forme d’humiliation, de mauvais traitement ou d’instrumentalisation politique de personnes détenues ;
- de défendre activement le respect du droit international humanitaire, y compris lorsque les violations sont commises par un État allié de pays occidentaux.
Par cette pétition, nous demandons à la Suisse de faire preuve de cohérence. Défendre le droit international ne peut pas être un principe à géométrie variable. Face à l’arbitraire, à l’humiliation et à la violence politique, la neutralité suisse ne doit pas signifier l’inaction.
Warum ist das wichtig?
Cette pétition est importante parce qu’elle pose une question simple : la Suisse accepte-t-elle qu’un ministre en fonction humilie publiquement des personnes détenues, dont le seul tort est d’avoir participé à une action humanitaire en direction de Gaza ? Face à de tels actes, le silence n’est pas une position neutre. Il revient à banaliser les traitements dégradants et l’instrumentalisation politique de personnes privées de liberté.
La Suisse a une responsabilité particulière. Elle est dépositaire des Conventions de Genève et affirme régulièrement son attachement au droit international humanitaire. Cette crédibilité doit se traduire par des actes concrets, y compris lorsque les violations sont commises par un gouvernement allié des puissances occidentales. Demander l’interdiction d’entrée en Suisse d’Itamar Ben-Gvir, comme l’a fait la Pologne, c’est défendre un principe fondamental : aucune personne détenue ne doit être humiliée, exposée ou utilisée comme outil de propagande.
Cette pétition est aussi un appel à la cohérence. La neutralité suisse ne doit pas servir de prétexte à l’inaction lorsque des droits fondamentaux sont bafoués. En prenant position, le Conseil fédéral enverrait un message clair : la Suisse ne tolère ni les traitements dégradants, ni la criminalisation de l’aide humanitaire, ni l’impunité politique face aux violations du droit international.