An: Beat Jans - Département fédéral de justice et police (DFJP)
Pour une modification des lois encadrant la pornographie
La Suisse s'est dotée d'une remarquable législation en ce qui concerne la pédopornographie : un mineur ne pouvant consentir à aucune forme de sexualité, aucune représentation d'abus sexuel sur mineur, fictive ou réelle, n'est tolérée par la loi, et quiconque possède, fait circuler ou crée un contenu pédopornographique est puni par la loi.
Les personnes majeures ne font pas l'objet de la même protection dans la loi Suisse. En effet, la coercition sexuelle et le viol, tout comme la traite d'êtres humains, sont bel et bien criminalisés. En revanche, les supports pornographiques les représentant, de façon scénarisée ou par le biais de captation de faits réels, ou / et les supports issus de la traite humaine - clairement identifiée comme un problème courant au sein de l'industrie pornographique - ne font l'objet d'aucune restriction.
L'existence d'une telle disparité de traitement au sein de notre législation nous apparaît insupportable, à plus forte raison puisqu'il a été démontré par un nombre conséquent d'études, et que le constat est systématiquement fait par les divers acteurs de la santé et du social, qu'il existe un lien direct entre la consommation de pornographie de plus en plus extrême et la recrudescence des violences sexistes et genrées, ainsi que des violences intimes.
Nous demandons donc une mise en congruence de la loi afin que toute pornographie au contenu contrevenant clairement à la législation sur les violences sexuelles soit criminalisée de façon uniforme.
Les personnes majeures ne font pas l'objet de la même protection dans la loi Suisse. En effet, la coercition sexuelle et le viol, tout comme la traite d'êtres humains, sont bel et bien criminalisés. En revanche, les supports pornographiques les représentant, de façon scénarisée ou par le biais de captation de faits réels, ou / et les supports issus de la traite humaine - clairement identifiée comme un problème courant au sein de l'industrie pornographique - ne font l'objet d'aucune restriction.
L'existence d'une telle disparité de traitement au sein de notre législation nous apparaît insupportable, à plus forte raison puisqu'il a été démontré par un nombre conséquent d'études, et que le constat est systématiquement fait par les divers acteurs de la santé et du social, qu'il existe un lien direct entre la consommation de pornographie de plus en plus extrême et la recrudescence des violences sexistes et genrées, ainsi que des violences intimes.
Nous demandons donc une mise en congruence de la loi afin que toute pornographie au contenu contrevenant clairement à la législation sur les violences sexuelles soit criminalisée de façon uniforme.
Warum ist das wichtig?
Les antennes du planning familial et les intervenants psycho-sociaux auprès des auteurs comme des victimes de violences sexuelles à l'international font le même constat sans appel que bon nombre d'études : il y a un lien de corrélation entre la recrudescence de la violence sexiste et sexuelle et l'augmentation de la violence du contenu pornographique, et de la fréquence de consommation de celui-ci.
À titre personnel, toutes les femmes ont l'expérience d'un partenaire ayant insisté pour, ou tenté, d'exercer sur elles l'une des pratiques violentes et humiliantes courantes dans la pornographie. Au vu de l'envergure de l'augmentation de ces délits, tant en ligne que dans le quotidien, il nous apparaît indispensable de nous attaquer à l'une des sources majeures de ce problème.
Cette disparité de traitement envoie également un message très clair sur la valeur que la société Suisse accorde à la vie et à la santé des femmes.
Il est question d'honnêteté intellectuelle : nous en connaissons pertinemment les dangers et les effets, les admettons et appliquons des mesures concrètes et adéquates pour en protéger les mineurs. Il nous suffit d'appliquer le même modèle, pertinent et éprouvé, à la pornographie conventionnelle.
À titre personnel, toutes les femmes ont l'expérience d'un partenaire ayant insisté pour, ou tenté, d'exercer sur elles l'une des pratiques violentes et humiliantes courantes dans la pornographie. Au vu de l'envergure de l'augmentation de ces délits, tant en ligne que dans le quotidien, il nous apparaît indispensable de nous attaquer à l'une des sources majeures de ce problème.
Cette disparité de traitement envoie également un message très clair sur la valeur que la société Suisse accorde à la vie et à la santé des femmes.
Il est question d'honnêteté intellectuelle : nous en connaissons pertinemment les dangers et les effets, les admettons et appliquons des mesures concrètes et adéquates pour en protéger les mineurs. Il nous suffit d'appliquer le même modèle, pertinent et éprouvé, à la pornographie conventionnelle.