An: Parlement suisse
La solidarité n’est pas un crime – Pour l’abolition du délit de solidarité
Pour avoir procuré une adresse à un jeune Syrien et pour l’avoir aidé dans sa procédure d’asile, Caroline
Meijers, et avec elle le Mouvement Jurassien de Soutien aux Sans-Papiers et Migrants (MJSSP), se retrouve
devant les tribunaux.
Son jugement, qui a eu lieu le 8 juillet, montre l’absurdité d’une loi qui criminalise l’assistance aux personnes
en détresse. Offrir un toit, un repas ou, comme dans le cas présent, une aide dans des démarches visant à
obtenir le statut de réfugié, ne doit pas constituer un délit !
Nous exigeons l’abolition du délit de solidarité.
Mouvement Jurassien de Soutien aux Sans-Papiers et Migrants (MJSSP)
Warum ist das wichtig?
Les actes de solidarité sont protégés par le droit international
La Convention européenne des droits de l’homme protège la liberté des citoyennes et des citoyens de s’engager
pacifiquement. En plus, en criminalisant la solidarité, la loi criminalise aussi la défense des requérantes et des
requérants d’asile. Ceci qui contrevient aux textes fondamentaux qui assurent le droit à un défenseur dans les
procédures judiciaires, comme la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’homme de l’ONU.
Ce n’est pas acceptable. La loi sur les étrangers et l’intégration doit respecter les droits fondamentaux.