Beim Namen nennen
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Schutzgesuche endlich prüfen!Die Aktion «Beim Namen nennen» gedenkt der über 72'000 Menschen, die auf den Fluchtwegen nach Europa umgekommen sind (vgl. http://unitedagainstrefugeedeaths.eu). Deshalb ist es uns ein wichtiges Anliegen, dass die Menschen, die bei uns angekommen sind, nicht in prekärste Lebensbedingungen ausgeschafft werden. Die Schweiz ist im europäischen Vergleich aber eines der Länder, die am meisten Menschen in andere europäische Länder ausschaffen – ohne ihre Schutzbedürftigkeit zu prüfen: - Familie Yari* aus Afghanistan mit einem Kleinkind und einem zwei Monate alten Baby wird in ein Land zurückgeschickt, in dem sie - nachdem sie ihr Asylgesuch gestellt hatten - auf der Strasse landeten und weder Unterkunft noch andere Unterstützung erhielten. - Oshi aus dem Sudan ist schwer erkrankt und braucht Medikamente, um die Erkrankung zu behandeln. Er wird aus dem Spital ausgeschafft, obwohl im Zielland die nötige ärztliche Behandlung nicht gewährt ist, auch wenn die Behörden etwas anderes behaupten. - Sarah aus dem Iran ist als Minderjährige in die Schweiz geflüchtet, wo sie bereits Verwandte hat. Während sie auf das Asylgesuch wartet, wird sie volljährig und muss nun in das Erstland zurückkehren, obwohl sie dort – im Unterschied zur Schweiz – keine Familienangehörigen hat. - Luwam aus Äthiopien wird aus der Schweiz in das Erstland im Schengenraum ausgeschafft. Sie war aus diesem Land weiter geflüchtet, weil sie nach der Flucht aus ihrer Heimat Opfer von Menschenhandel wurde und sexualisierte Gewalt erlitt – so wie schon in ihrer Heimat und auf anderen Stationen der Flucht. * Alle Situationen sind real, die Namen wurden verändert. Solche Entscheidungen sind für die betroffenen Menschen verheerend. Und sie werden mit der Einführung des europäischen Migrations- und Asylpakts Mitte Juni 2026 noch weiter zunehmen. Es gibt aber eine Alternative: Denn das europäische Asylrecht gewährt jedem Land das Recht, «insbesondere aus humanitären Gründen oder in Härtefällen» (Fussnote – siehe unten) , auf ein Schutzgesuch freiwillig einzutreten, anstatt die Person in ein anderes Land auszuschaffen, das dafür zuständig wäre. Die Schweiz macht höchst selten von diesem Recht Gebrauch, obschon die humanitäre Tradition der Schweiz immer wieder hochgepriesen wird. “Fussnote: sogenanntes Selbsteintrittsrecht, nach Erwägungsgrund 17 der Dublin III-Verordnung / Art. 35 der AMM-Verordnung.”70 von 100 UnterschriftenGestartet von Beim Namen Nennen
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Examiner enfin les demandes de protection !L’action « Les nommer par leur nom » fait mémoire des plus de 72’000 personnes décédées depuis 1993 sur les chemins d’exil vers l’Europe (cf. http://unitedagainstrefugeedeaths.eu). C’est pourquoi il nous tient à cœur que les personnes qui ont pu arriver chez nous ne soient pas renvoyées dans des conditions de vie hautement précaires. Pourtant, en comparaison européenne, la Suisse est un des pays qui renvoient le plus de personnes dans d’autres pays européens – sans examiner de plus près leur besoin de protection, ni leur vulnérabilité: - la famille Yari* d’Afghanistan, avec un enfant en bas âge et un bébé de deux mois, est renvoyée dans un autre pays européen dans lequel ils se sont retrouvés à la rue, après avoir déposé leur demande d’asile, et n’ont reçu ni hébergement ni aucun autre soutien. - Oshi, du Soudan, est gravement malade et a besoin de médicaments pour traiter sa maladie. Il est expulsé de l’hôpital qui le soigne, bien que le traitement médical nécessaire ne soit pas garanti dans le pays de destination, même si les autorités affirment le contraire. - Sarah, d’Iran, est arrivée comme mineure en Suisse, où elle a déjà de la parenté. Alors qu’elle attend la réponse à sa demande d’asile, elle devient majeure et doit retourner dans son pays de premier accueil, bien qu’elle n’ait pas de parenté là-bas, à la différence de la Suisse. - Luwam, d’Éthiopie, est renvoyée de la Suisse dans son pays de premier accueil dans l’espace Schengen. Elle s’était enfuie de ce pays parce qu’après avoir quitté sa patrie, elle était devenue victime du trafic d’êtres humains et avait subi des violences sexuelles – comme déjà dans sa patrie et à d’autres étapes de sa fuite. * Toutes les situations sont authentiques; les noms ont été changés. De telles décisions sont dévastatrices pour les personnes concernées. Avec l’introduction du nouveau pacte européen de l’asile et de la migration à la mi-juin 2026, elles vont encore augmenter. Mais il y a une alternative: En effet, le droit d’asile européen garantit à chaque pays le droit, «notamment pour des motifs humanitaires et de compassion» (cf. note ci-dessous), d’examiner librement la demande de protection d’une personne au lieu de l’expulser vers un autre pays qui, lui, serait responsable de cet examen. La Suisse fait très rarement usage de ce droit, alors qu’on chante les louanges de sa tradition humanitaire. “Note: clause de souveraineté ou clause discrétionnaire, selon le considérant 17 du Règlement de Dublin III/art. 35 du Règlement relatif à la gestion de l’asile et de la migration.”1 von 100 UnterschriftenGestartet von Beim Namen Nennen