An: Grand Conseil genevois
Pour la défense d'un enseignement de français de qualité au Collège

Pensons à notre jeunesse !
Ne laissons pas les élèves seuls face à leurs difficultés à lire, à écrire et à penser !
Offrons-leur un enseignement qui les prépare à construire leur avenir !
Expression orale, expression écrite, esprit critique : le niveau baisse ! Or, une réforme préoccupante pour la qualité de l’enseignement du français est annoncée à Genève pour la rentrée scolaire 2027 dans le cadre des mesures d’économie prévues et de la révision de l’ordonnance fédérale suisse de la maturité gymnasiale au sein du Département de l’Instruction Publique.
Cette réforme comporte les points suivants :
- sur le cursus de 4 ans au collège, les élèves perdent 1 heure et demie de cours de français en première année et une demi-heure de diction, dont une partie qui était donnée en demi-groupes et permettait une prise en charge individualisée (le cours de français se donnant tout au long des quatre ans à effectifs pleins et impliquant la rédaction et la correction de textes longs) ;
- cette heure et demie est remplacée par un cours de soutien d’une heure donné uniquement à certains élèves jugés en difficulté selon des critères non définis : ces cours ne leur seront pas donnés par leur enseignant de français et donc pas liés au programme suivi en classe, ce qui sera un facteur de démotivation ; quant aux élèves les moins en difficulté, il n’y aura pas de mesure de remplacement ;
- suppression pure et simple en 2, 3 et 4 année d’une heure de décharge qui permettait aux enseignants de faire faire des exercices non notés aux élèves et de les corriger, de les rencontrer individuellement pour compenser les effectifs pleins des classes de français, dans lesquelles l’individualisation de l’enseignement est un réel défi. Cette suppression implique donc une péjoration importante de la prise en charge des élèves.
Partant du constat que :
- les élèves éprouvent de plus en plus de difficultés à maîtriser l’écriture et la lecture (ce dont témoignent notamment les résultats des tests PISA) ;
- les élèves lisent globalement moins, en particulier moins de textes littéraires ;
- aux cours de français, les élèves sont en classe pleine (24 élèves jusqu’ici) alors que dans nombre d’autres disciplines, ils se retrouvent à 16 ou 18 élèves;
- Genève est une ville multiculturelle et, que, de ce fait, un nombre important de nos élèves ne sont pas de langue maternelle française ;
- le français est la langue première et donc celle où nous forgeons notre capacité à raisonner et à convaincre, compétences absolument indispensables à l’apprentissage de nombreuses matières (langues, sciences humaines etc.) et à un cursus universitaire auquel le collège a pour fonction de préparer ;
- plus généralement, une bonne maîtrise du français est garante de l’intégration de chacun dans notre société et de son bon fonctionnement.
Nous demandons instamment :
Pour la première année :
- de conserver les 6 heures de cours actuelles par semaine dans la grille-horaire de tous les élèves afin de leur garantir une formation de qualité ;
- de faire en sorte que l’élève bénéficie d’un seul enseignant pour toutes les heures de français données, c’est-à-dire qu’il n’y ait par exemple pas une heure de français technique qui soit donnée par un autre enseignant que le maître en charge de la classe et ce, pour des raisons d’efficacité et de motivation des élèves ;
Pour les 2e, 3e et 4e années :
- de conserver au poste des enseignants l’heure dévolue à la remédiation des élèves, afin de soutenir de façon continue le développement de leurs compétences ou de réduire les effectifs des cours de français (soit en dédoublant une heure, soit en passant à 18 élèves par classe, dispositif adopté pour toutes les langues enseignées en discipline fondamentale à l’exception du français).
Warum ist das wichtig?
Si vous souhaitez défendre la qualité de l’enseignement du français au collège,
signez notre pétition que nous comptons soumettre au Grand Conseil afin
d’instaurer un dialogue et finalement d’obtenir le retrait de ces décisions.